Producteurs d'ail, d'échalote grise et d'oignons rouge et jaune à Coole (Marne)

Le non-labour et et la faune auxiliaire

Technique ancestrale consistant à retourner la terre, en enfouissant ce qui est à la surface (débris végétaux, paille…) et en le mettant généralement au-delà de 20 cm de profondeur, le labour a laissé la place à la technique du non labour sur la totalité de l’exploitation en 1996.

Pourquoi ?

Dans notre petite région, ce sont des sols superficiels qui sont présents, avec entre 20 et 50 cm de terre avant de trouver la craie, qui est la roche-mère.


Le non labour a été choisi pour plusieurs avantages :

  • Ne pas remonter de craie ou de cailloux (silex pouvant être présents dans le sol).
  • Conserver la matière organique en surface, pour garder une protection du sol vis-à-vis du soleil ; en cas de gros orage, cela évite aussi le ravinage de la terre (terre emportée vers la pente par les quantités d’eau importantes).
  • Respecter et favoriser la vie de la faune auxiliaire.


Les vers de terre par exemple brassent chaque année des centaines de tonnes de terre en ingurgitant et recyclant les débris végétaux ou la paille de la culture précédente, et remontent à la surface du sol de nombreux éléments nutritifs et minéraux qui vont servir à la nouvelle culture en place. Grâce aux galeries construites par ces vers de terre, il y a une bonne macro porosité dans le sol, qui permet de drainer des quantités d’eau importantes en cas d’orage. Cette porosité facilite aussi l’enracinement de la culture en place, qui va pouvoir explorer plus facilement un volume de sol plus important. Les racines peuvent croître jusqu’à 1cm par jour !

  • Grâce à la diversité de la faune auxiliaire présente, il y a toujours naturellement une réserve de prédateurs pour faire face à des attaques d’insectes nuisibles aux cultures : les carabes (famille des staphylinidés) vont aller contrôler les populations de limaces, et mangent aussi des graines d’adventices présentes dans le sol ; les coccinelles et leurs larves vont manger les pucerons présents sur les cultures en place ; les syrphes sont aussi un allié naturel de l’homme dans sa lutte éternelle pour la subsistance : leurs larves se nourrissent de centaines de pucerons.

Jean-Marie & Jean-Sébastien CAILLOT 3, rue de Châlons – 51320 COOLE

Téléphone : 03 26 74 32 23 - Fax : 03 26 74 32 23

© MACD Solutions 2014 - Mentions légales - Contactez-nous